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tahiti & ses iles (Perle du Pacifique)
Présentation La Polynésie française se compose d'environ 118 îles, (More) Présentation La Polynésie française se compose d'environ 118 îles, d'origine volcanique ou corallienne, couvrant une superficie émergée de 4.200 km² dispersée sur 2 500 000 km² (équivalent à la surface de l'Europe), le territoire est composé de cinq archipels : - L'archipel de la Société, qui est composé des Iles du Vent (Tahiti, Moorea et Tetiaroa) et des Iles Sous le Vent (Raiatea, Tahaa, Huahine, Bora Bora et Maupiti) - Les Iles du Vent : Tahiti, avec son mont Orohena qui culmine à 2 241 m d'altitude, est une île "haute". Elle abrite la ville de Papeete, centre administratif et commercial de la Polynésie française. Cette île est la plus habitée du territoire et dispose d'un aéroport international. En face, Moorea, l'île soeur, n'en est séparée que par un chenal. Elle est réputée pour sa douceur de vivre et le goût succulent de ses ananas. De nombreux hôtels de grand luxe ainsi que de charmantes pensions de famille y accueillent les touristes en mal de dépaysement. Il est vrai que la beauté de ses sites, ses plages de sable blanc et ses fonds marins en font une destination privilégiée. Non loin, Tetiaroa, magnifique atoll, émerge à peine de son lagon turquoise. - Les Iles sous le Vent : Dans la mythologie polynésienne, elles sont considérées comme le pays originel où se trouvait la patrie mythique (Havai’i correspondant à Raiatea) et d’où procédaient les dieux et les traditions. Bora-Bora fait figure de centre politique et c’est à Maupiti que les vestiges du passé ont le mieux résisté aux dommages du temps et des hommes. - L'archipel des Marquises : Il est composé d’une douzaine d’îles s’étirant du nord au sud sur 350 km. Seules six sont actuellement habitées par une population beaucoup moins importante qu’autrefois. Les terres les plus proches sont les atolls de Puka Puka et Napuka, à 450 km. La vallée constitue une entité essentielle pour saisir l’originalité des Marquises. Chaque vallée possède son propre système social, au sein duquel la lignées des chefs et le collège des prêtres tiennent les rôles les plus importants. - L'archipel des Australes : Constitué de cinq îles hautes, l'archipel est situé sur le tropique du Capricorne. Le climat y est plus frais qu'à Tahiti. Réputées pour leur environnement préservé, les îles Australes sont, avant tout, terres de tradition. A commencer par celle de l'artisanat, qu'il s'agisse du tressage de pandanus, de fibres de coco ou de roseau notamment dans la confection de chapeaux. En outre, on ne peut qu'être ému par les superbes mélopées polyphoniques, les "himene tuhaa pae", interprétées avec passion par la population. Ces chants semblent répondre à ceux, mystérieux, des majestueuses baleines à bosse qui viennent, chaque année, se reproduire dans ces eaux hospitalières. - L'archipel des Tuamotu : Il présente un milieu plus ingrat que compensent les techniques de pêche et d’horticulture. Lagons, récifs et océan sont les trois territoires de pêche. - L'archipel des Gambier : L’archipel des Gambier, d’origine volcanique, possède un climat assez doux et une végétation diversifiée. L’agriculture est prospère parce que l’eau est abondante. D'origine volcanique, les îles "hautes" du territoire offrent un paysage accidenté. Les sommets culminent parfois au dessus de 2.000 mètres comme à Tahiti (les monts Orohena et Aoraï), dans les îles Australes (le mont Parahu, 1.450 mètres), dans l'île de Hiva-Hoa de l'archipel des Marquises (le pic Hanaï, 1.260 mètres). Les côtes de ces îles "hautes" sont découpées et des rades sûres abritent des ports. On rencontre également en Polynésie française un autre type d'îles, les îles "basses", comme aux Tuamotu, appelées atolls ou couronnes madréporiques, délimitant un lagon abrité et riche d'une vie biologique spécifique. haut de page Papeete est située à : 17100 km de la Métropole 8800 km du Japon 6200 km des USA 5700 km de l'Australie Climat Le climat de la Polynésie française est de type tropical, océanique, chaud et humide. La température de l'eau des lagons oscille entre 23° et 26°. Tempéré par les alizés, le climat est agréable toute l'année. Deux saisons se succèdent en Polynésie française : - la saison chaude, de décembre à février, avec des températures de 27 à 35°C. de mars à novembre : 21°/27°. - la saison des pluies se situe généralement pendant la période chaude. Aux Marquises, la température est légèrement plus élevée. haut de page Population La Polynésie française compte désormais 245 405 habitants (recensement 2002), soit un accroissement de 11,81 % en six ans. La population polynésienne, dans son ensemble, est jeune, puisque 43,1 % de la population à moins de 20 ans. La commune de Faaa est la plus importante (28 339 habitants) de l'île de Tahiti, loin devant Papeete, la capitale, et Punaauia. Répartition par archipel (recensement 1996) : Iles du Vent : 184 224 habitants Iles sous le Vent : 30 221 habitants Tuamotu/Gambier : 15 862 habitants Marquises : 8 712 habitants Australes : 6 386 habitants Composition de la population (en %) : Polynésiens : 83 % Européens : 12 % Asiatiques : 5 % Histoire Le peuplement des archipels de la Polynésie, par des populations originaire d’Asie du sud-est s’étale sur 2000 ans de part et d’autre du début de notre ère. Si les Marquises sont découvertes par les Portugais en 1595, c’est à la fin du XVIIIème siècle que les contacts avec les Européens se font de plus en plus nombreux, commerçants et missionnaires se disputant les influences. Protectorat en 1843, Tahiti devient colonie en 1880. Les îles Gambier, Tuamotu, Australes, Marquises et Sous- le-Vent furent progressivement rattachées à la République. En 1957, les Etablissements français de l’Océanie changent de nom pour celui de Polynésie Française. Territoire d’Outre-mer depuis 1946, la Polynésie Française bénéficie d’un statut d’autonomie, aménagé par la loi organique du 12 Avril 1996. - Brève histoire du peuplement de l’océanie Les données les plus récentes de l’archéologie, associée à des recherches en linguistique et en génétique, attestent que les migrations humaines de l’Asie vers l’Océanie se sont déroulées sur 50 000 ans. C’est tout d’abord, il y a 40 000 ans, l’Australie qui accueille ses premiers habitants - les Aborigènes d’aujourd’hui - alors qu’elle est encore soudée à l’actuelle Nouvelle-Guinée. Le niveau de la mer étant plus bas qu’aujourd’hui du fait de la période glaciaire, de nombreuses portions de terre alors émergées permettaient la circulation des populations humaines, ainsi d’ailleurs que des animaux et des plantes. Les ancêtres des Océaniens insulaires actuels ont, au cours des quatre derniers millénaires, fait souche sur les divers archipels du Pacifique, encore vierges de toute présence humaine. Ces migrants plus récents ont implanté leur civilisation de l’Indonésie à l’île de Pâques et jusqu’à Hawaï. Ils appartiennent à une même famille linguistique et culturelle, celle des Austronésiens, qui est aujourd’hui répartie en trois grands groupes géographiques dans le Pacifique : les Polynésiens à l’est, les Micronésiens au nord-ouest et, plus au sud, les Mélanésiens. - Aux origines de l’histoire de la Polynésie L’origine des Polynésiens a longtemps laissé libre cours à des théories contradictoires. Certains ont tenté de démontrer une origine américaine, mais l’hypothèse qui reste la plus probable aujourd’hui est celle d’une racine asiatique remontant à plus de 6 000 ans. L’origine asiatique est confirmée par des indices botaniques, zoologiques et linguistiques. En ce qui concerne les végétaux, il apparaît que les plantes vivrières (taros, nonos) cultivées par les anciens Polynésiens furent introduites par eux dans les îles du Pacifique. Elles sont originaires de l’Asie du sud-est. Des plantes, d’un intérêt autre qu’alimentaire, furent également transportées dans les îles du Pacifique. Les données linguistiques confirment aussi l’origine asiatique de ces populations. Les quelques 1 800 langues parlées en Océanie appartiennent à trois grands groupes totalement différents : ceux des langues australiennes, papoues et austronésiennes. Elles dérivent essentiellement des langues parlées par les hommes qui, venus d’Asie il y a 40 000 ans environ, commencèrent à peupler cette zone géographique. - Histoire contemporaine Les premiers visiteurs européens sont, au XVIe siècle, les Espagnols Mendana (1595), qui baptise les îles Marquises du nom de son épouse, puis Quiros (1605), qui traverse l’archipel des Tuamotu. Cependant, c’est au cours du XVIIIe siècle que se multiplient les expéditions. En effet Wallis débarque à Tahiti en 1767, suivi par Bougainville en 1768, qui lui donne le nom idyllique de « Nouvelle Cythère ». Les expéditions et les récits qui en sont faits provoquent un regain d’intérêt pour ces îles du Pacifique Sud. James Cook, le plus prestigieux des explorateurs anglais, parviendra, à son tour, à Tahiti en 1769 à bord de son navire Endeavour. Ce cartographe de renom effectuera par la suite deux autres séjours à Tahiti. L’amiral Marchand s’empare des Marquises au nom du roi de France en 1791 dans la lutte coloniale qui oppose les Français et les Anglais dans le Pacifique. La lutte d’influence de leurs missionnaires respectifs se termine à Tahiti où la dynastie locale des Pomare s’affirme en 1793, puis règne sur toutes les Iles-du-Vent dès 1797. La France s’impose à Tahiti en 1842 par l’établissement d’un protectorat qui comprend les Iles-du-Vent, les Iles-sous-le-Vent, les Tuamotu et les Australes. La reine Pomare IV meurt en 1877, et son successeur, Pomare V permet la ratification du traité d’annexion le 30 décembre 1880. Une fois la royauté tahitienne révolue, l’ensemble de ces archipels va constituer les Etablissements Français de l’Océanie. Papeete est bombardée par la marine allemande lors de la Première Guerre Mondiale, et durant la Seconde Guerre Mondiale, la Polynésie se rallie à la France Libre avec l’envoi d’un «Bataillon du Pacifique ». En 1946, la Polynésie française devient territoire d'Outre-mer et est dotée d'une Assemblée territoriale le 25 octobre 1946. Le statut actuel résulte de la loi organique n° 96-312 du 12 avril 1996 portant statut d'autonomie de la Polynésie Française et de la loi n° 96-313 du 12 avril 1996 complétant le statut d'autonomie. Economie La pêche et l'exploitation du coprah sont les deux activités traditionnelles dans les îles des archipels polynésiens disséminées sur de vastes étendues marines. Le tissu économique est complété, au delà du commerce, par le développement de l'artisanat, de l'industrie, du bâtiment et des travaux publics, et plus récemment du tourisme, de l'aquaculture et surtout de la perliculture (culture de perles noires) qui est devenue la première exportation en valeur du territoire. A partir de 1963, l'économie de la Polynésie française a également reposé largement sur les retombées économiques et financières importantes du Centre d'Expérimentation du Pacifique. La cessation d'activité du Centre d'Expérimentation du Pacifique a conduit l'Etat et le territoire a conclure le 25 Juillet 1996, la convention pour le renforcement de l'autonomie économique de la Polynésie française. Il s'agit de maintenir pendant 10 ans au bénéfice de la Polynésie française les flux financiers qui résultaient de l'activité du CEP. Tourisme Le tourisme occupe aujourd'hui une place importante dans l'économie de la Polynésie française. Sa contribution avoisinait les 20 % du PIB. En 2001, la Polynésie Française a accueilli 227 658 touristes contre 252 000 en 2000, soit une baisse de 9,7. En 2001, la capacité hôtelière classée était de 4148 chambres réparties dans 44 établissements classés. L'artisanat local doit être considéré également comme une partie intégrante du développement du tourisme. Le secteur du tourisme polynésien n'a pas été touché par les événements qui ont affecté la zone Pacifique (affrontements interethniques aux îles Salomon ; coup d'état du 19 juin 2000 dans l'archipel des îles Fidji). Malgré l'importance de la couverture médiatique de ces troubles, rien n'indique que le Pacifique Sud ait vu sa fréquentation diminuer au cours de l'année 2000, même si une réallocation des flux touristiques, essentiellement australiens et néo-zélandais, s'est réalisée des pays agités vers les autres Etats de la zone (îles Cook, Tonga, Samoa, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie). La Polynésie n'a pour sa part pas pu profiter de ce mouvement, n'ayant pas à cette période de l'année (saison haute) des capacités d'hébergements suffisantes. Les pouvoirs publics ont continué d'investir en faveur de l'activité touristique, définie dans le cadre du programme stratégique pour le renforcement économique et financier du territoire comme "l'un des axes de développement prioritaire" pour la Polynésie française. Outre la création de nouveaux hôtels de classe internationale et la rénovation des anciennes structures, une attention particulière est portée à l'extension du secteur de la petite hôtellerie et de l'hôtellerie flottante, ainsi qu'à l'essor du tourisme vert. A l'horizon 2003, les autorités locales visent un objectif de 54 millions de FCFP de recettes touristiques et 300.000 visiteurs par an (252.000 en 2000) et prévoient pour ce faire de se doter d'une capacité d'hébergement (y compris l'hôtellerie flottante) de 5.000 chambres. Il est à noter qu'au titre du deuxième contrat de développement, 1,7 milliard de FCFP a été alloué au secteur du tourisme pour la période 2000-2003. Ces ressources ont été employées à l'aménagement de sites naturels, de sentiers de randonnée (565 millions de FCFP) ainsi que du littoral avec la réalisation d'accès publics à la mer (550 millions de FCFP). La petite hôtellerie, quant à elle, bénéficiera de 270 millions de FCFP. Délégation de la Polynésie française à Paris Maison de Tahiti et de ses îles 28, boulevard Saint-Germain 75006 Paris tél: 01. 55. 66. 42. 10 Internet. Tahiti. http://www.polynesie-paris.com haut de page Perliculture Dès les années 1970, la perliculture a connu en Polynésie un développement rapide et le produit « perle noire de Tahiti » a acquis une reconnaissance sur le marché international des produits de luxe. La filière perlicole emploie environ 7000 personnes (soit 12 à 13 % des actifs). Son chiffre d’affaires a dépassé 1,2 Mds F en 1999, dont plus d’1 Md F à l’exportation. Si la Polynésie est désormais le premier producteur mondial de perles de culture, elle doit toutefois faire face à une grave crise depuis un an se traduisant par une baisse des prix résultant principalement d’une maîtrise insuffisante de la qualité des perles introduites sur le marché. Le Gouvernement territorial tente de dissuader la mise sur le marché de perles de mauvaise qualité. haut de page Pêche Longtemps resté au stade artisanal, le secteur de la pêche en Polynésie Française a connu une profonde mutation au début des années 1990 avec l’essor d’une filière hauturière. La pêche polynésienne s’organise désormais autour de 2 pôles complémentaires : - une pêche traditionnelle, orientée vers les marchés locaux ; - une pêche de type semi-industriel, essentiellement tournée vers les marchés extérieurs. Les exportations, principalement orientées vers les Etats-Unis et le Japon ont été multipliées par 10 en volume depuis 1996 (1 500 tonnes en 2000 – pour 400 MF CFP). La pêche hauturière figure parmi les priorités du contrat de développement avec l’inscription de 375 MF CFP pour la période 2000-2003. Le gouvernement polynésien soutient un ambitieux programme de développement de la pêche hauturière, visant à doubler la capacité de la flotte à l’horizon 2006 (soit la construction de 56 navires thoniers). La richesse de la zone d'exclusivité économique (5 200 000 km2), la qualité des produits internationalement reconnue et la forte demande des marchés mondiaux font de l’essor de la filière pêche un atout majeur pour le développement de la Polynésie. Agriculture La surface agricole utilisée était en 1995 de 18 500 ha (sur une superficie totale de 420 000 ha) ; un quart seulement est réellement cultivé, les trois autres quarts restant des pâturages naturels. L'agriculture polynésienne participe au maintien de la population dans les archipels, le dernier recensement fait état de 6 200 exploitations et 12 000 actifs permanents (plus 600 saisonniers) sur une SAU de 18 500 ha. Le coprah assure un moyen de subsistance à plus de 10 000 personnes et couvre près des trois quarts de la surface agricole utilisée. La production est de l’ordre de 10 000 T. L'huilerie de Tahiti transforme ce dernier en huile brute pour l'exportation ou en huile raffinée pour la fabrication du monoï. Les actions de promotion menées par le groupement interprofessionnel du Monoi de Tahiti et la création d'une appellation d'origine "Monoi de Tahiti", se sont traduites par une hausse des exportations (222 tonnes en 2001 contre 175 tonnes en 2000). Les cultures fruitières (ananas et pamplemousses principalement, légumes) (9 000 T) couvrent à peu près les besoins locaux selon le CIRAD et le SDR (service de développement rural). Les circuits de vente informels écoulent une part importante de la production, comme pour les cultures vivrières et maraîchères. L'élevage porcin et la production d’œufs sont les deux premières filières animales, la seconde est une des rares filières couvrant les besoins du marché localL’élevage bovin est fortement concurrencé par les importations de métropole et de Nouvelle-Zélande. Industrie Le développement industriel en Polynésie française se heurte à de handicaps structurels qui résultent d’un marché intérieur étroit de 220 000 consommateurs, de l’éloignement géographique par rapport aux principaux partenaires économiques, de l’absence de ressources primaires et du coût de la main d’œuvre. Pour remédier à ces difficultés, les pouvoirs publics ont mis en place différentes mesures d’incitation fiscale et accordent des aides financées par le Contrat de développement. Il faut noter qu’à compter du 1er janvier 2001, la part territoriale de la patente a été supprimée, mais compensée par une augmentation du taux de l’impôt sur les transactions et par la refonte de la contribution exceptionnelle concernant les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions de F CFP. Selon le Répertoire territorial des entreprises de l’Institut de la statistique de la Polynésie française, le tissu industriel polynésien est composé de 2 651 entreprises en 2001 (contre 2466 en 1999), réparti en 1 428 entreprises manufacturières, 965 entreprises agro-alimentaire et 258 entreprises auxiliaires du bâtiment. La branche agro-alimentaire, qui rassemble plus du tiers des entreprises et des effectifs du secteur, est caractérisée par la prédominance de PMI côtoyant un nombre limité de grandes entreprises. La boulangerie, la pâtisserie, la charcuterie, les laiteries, les conserveries et la production des boissons constituent les industries les plus développées de la branche. Représentant le dixième des entreprises et moins du quart des effectifs, les auxiliaires du bâtiment regroupent principalement le travail des métaux, la fabrication de charpentes et la menuiserie. Les « autres industries manufacturières », qui rassemblent plus de la moitié des entreprises industrielles, se composent pour l’essentiel de petites unités artisanales, spécialisées notamment dans la confection, la fabrication de meubles et de bijoux. L’effectif moyen des entreprises du secteur manufacturier s’établit à deux ou trois employés. Au cours des cinq dernières années, l’orientation favorable de la conjoncture et le développement des aides en faveur des PME ont favorisé la création d’entreprises industrielles, dont le nombre est passé de 1904 en 1995 à 2651 en 2001. Le développement de la filière de transformation du nono en jus et en purée s’est poursuivi en 2001. Au cours de l’exercice 2001, les exportations de jus de nono ont fortement progressé s’établissant à 676 tonnes pour un montant de 341 millions de F CFP contre 95 tonnes en 1999 pour un montant de 72,1 millions de F. Dans les autres branches industrielles, les résultats ont également été positifs. Tirant parti du dynamisme de l’activité du secteur du bâtiment et des travaux publics, le volume d’affaires des industries auxiliaires du bâtiment est demeuré soutenu. Les mesures d’incitation fiscale prises par le Territoire en faveur de la construction de logements intermédiaires mais également la construction du centre universitaire, du lycée hôtelier ou encore de l’hôpital devraient stimuler l’activité de cette branche au cours des prochaines années. Le bilan de l’exercice apparaît également satisfaisant pour la branche cosmétique. Les efforts entrepris ces dernières années par les professionnels du secteur pour assurer la promotion du monoï sur les marchés européens et nord-américains, notamment sur le segment des produits de soins corporels, se sont traduits par une progression des exportations de produits dérivés du monoï. Après l’exportation de six bateaux de pêche vers la Nouvelle-Calédonie, pour un montant total de 780 millions de F CFP en 1999, l’activité des chantiers navals est demeurée soutenue en 2000 et en 2001, ce qui confirme le dynamisme des chantiers navals polynésiens. Artisanat L’artisanat participe à la satisfaction de la demande intérieure de biens et de services, complétant ainsi l’offre du secteur industriel, et à la valorisation des ressources locales. A ce titre, il apporte une réponse aux préoccupations actuelles en matière d’emploi, d’exclusion sociale et contribue au maintien des populations dans les archipels. Selon la chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), le nombre d’entreprises artisanales (employant moins de 5 personnes) a augmenté et s’élève à 6769 en 2001 contre 6497 au 31 décembre 2000 et contre 6270 en 1999. Au cours des cinq dernières années, l’orientation favorable de la conjoncture économique et les mesures d’assistance mises en place par le Territoire en faveur des petites structures ont été à l’origine d’une augmentation du nombre d’entreprises artisanales, qui est passé de 4301en 1995 à 6769 en 2001. En 2001, le tissu artisanal polynésien est toujours caractérisé par la prédominance des entreprises du bâtiment (29,7% des entreprises artisanales). Second secteur artisanal, les métiers de l’hygiène et divers ont regroupé 29,1 % au total des structures artisanales tandis que les activités liées au travail des métaux, à la mécanique et à l’électricité ont représenté 13,8 % du total. La ventilation par archipel met en évidence une forte concentration des entreprises artisanales dans les Iles du Vent (5402 unités, soit 80 % du total), qui demeure le principal pole économique de la Polynésie française. Ces données ne donnent, toutefois, qu’une image partielle du monde artisanal polynésien. Nombre d’acteurs, notamment dans l’artisanat d’art traditionnel, sont dépourvus de patentes et restent dans le secteur informel, exerçant leur activité au sein d’associations. On observe ces dernières années, une augmentation de leur nombre et, à l’inverse, une diminution de la population d’artisans. Cette évolution traduit la volonté des artisans de se réunir en associations organisées autour de la cellule familiale. Pour assurer le développement de l’artisanat, les pouvoirs publics ont mis en place des mesures d’accompagnement et de renforcement des structures d’appui aux artisans, destinées notamment à encourager la création d’entreprises. Parallèlement, des structures d’accueil ont été mises à la disposition des artisans qui débutent leur activité. S’agissant des mesures fiscales, il convient de noter la suppression de la part territoriale de la patente à compter du 1er janvier 2001, qui a été compensée par une augmentation du taux de l’impôt sur les transactions et par la refonte de la contribution exceptionnelle concernant les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions de F CFP. L’amélioration de la formation des artisans apparaît comme l’un des volets essentiels de la politique de développement de la filière. Une convention de formation professionnelle d’artisans qualifiés en arts traditionnels a été signée en 2000. Parallèlement, le Service de l’artisanat traditionnel offre un appui en matière de gestion (administrative et financière), d’initiation aux techniques de vente et aux langues étrangères. Par ailleurs, il apporte un soutien logistique et technique aux entreprises désireuses de participer à des manifestations artisanales sur le territoire et à l'étranger. Secteur tertiaire - Les activités portuaires Le port autonome de Papeete (P.A.P.), établissement public à caractère industriel et commercial, a pour mission d'assurer le fonctionnement du port et de ses infrastructures. Le PAP est par ailleurs habilité à entreprendre toute activité industrielle, commerciale ou de service concernant la vie économique du port, en particulier la réalisation, l'aménagement et la gestion d'équipements, d'installations, de bâtiments de stockage ou de zones industrielles. Le trafic portuaire de la Polynésie française, apprécié par les entrées de navires dans le port de Papeete, a diminué de 16,4 % en 2000. Cette évolution est essentiellement la conséquence de la diminution du nombre de rotations inter-insulaires entre Tahiti et Moorea, qui sont passées de 5.004 en 1999 à 3.746 en 2000 (recul de 51.,2 % par rapport à 1997). En revanche, le trafic charters et la plaisance inter-insulaire ont fortement augmenté, passant respectivement de 67 et 60 entrées à 118 et 206 entre 1999 et 2000. Le nombre de passagers transportés a atteint 1,48 million de voyageurs, en hausse de 4,9 % par rapport à 1999. Par ailleurs, 20 paquebots internationaux de croisière ont fait escale à Tahiti en 2000 (25 en 1999), tandis que 283 cargos internationaux ont transité à Papeete (279 en 1999). - Les activités aéroportuaires En 2000, l'augmentation du trafic aérien international avec la Polynésie française s'est confirmée, le nombre de vols internationaux à l'aéroport de Tahiti Faa' a atteignant 3.497, soit + 12,8 % sur un an. Le nombre de passagers a suivi une évolution similaire, 732.011 personnes ayant été transportées au cours de l'année 2000, soit 17,1 % de plus qu'en 1999. Cette progression s'explique par l'augmentation de la fréquentation des vols non réguliers (+ 267,1 % pour 103.029 passagers transportés), qui trouve son origine dans l'exploitation en année pleine de deux paquebots Renaissance dont les clients sont acheminés à Tahiti par charters. Sur la même période, 628.982 passagers ont été transportés sur les vols réguliers, contre 597.295 l'année précédente (+ 5,3 %). Dans ce contexte, le coefficient moyen de remplissage s'est amélioré de 2,7 points à 75,1 % contre 72,4 % un an plus tôt. La croissance de la fréquentation touristique au cours de l'année écoulée a eu un impact positif sur l'activité du transport aérien inter-insulaire. En l'an 2000, 848.202 personnes ont été transportées sur le réseau domestique contre 764.114 en 1999 (soit + 11 %) pour un coefficient de remplissage de 67,4 % en hausse de 3,5 points. Distribution La restructuration du secteur, initiée au milieu des années 1980, a suscité de nombreux changements dans les formes et les méthodes de distribution, l’essor des grandes surfaces sur le territoire ayant constitué l’un des événements marquants de la dernière décennie. En 1996, s’y est ajouté un mouvement de concentration dans la grande distribution à dominante alimentaire, qui a conduit à la prédominance d’un seul distributeur. Dans la continuité de l’année 1999, le développement du tissu commercial polynésien s’est poursuivi en 2000, avec l’extension des surfaces de vente de deux distributeurs et l’ouverture de nouvelles structures commerciales, la première spécialisée dans l’équipement de la personne (Master Price) et la seconde dans le prêt-à-porter (Tati). Pour faire face à ces évolutions, les commerces de centre-ville tentent de se moderniser avec l’appui des pouvoirs publics et de la Chambre de commerce, de l’industrie, des services et des métiers (C.C.I.S.M.). Ainsi, depuis deux ans, des projets d’aménagement du centre-ville ont été réalisés avec notamment l’implantation de rues piétonnes. Les commerçants s’efforcent de multiplier les animations commerciales et d’améliorer la présentation de leurs vitrines afin de mieux capter la clientèle. En vue de tirer parti de l’augmentation de la fréquentation touristique, liée au développement de la flotte de navires de croisière, certains commerces ont étendu leurs horaires d’ouverture au samedi et au dimanche. Par ailleurs, pour stimuler les achats des touristes, les procédures de détaxation ont été simplifiées de manière à faciliter la récupération de la T.V.A. Société Enseignement En application de l'article 6 de la loi d'autonomie n° 96-312 du 12 avril 1996, l'enseignement primaire et secondaire relève de la compétence du territoire, les classes post-baccalauréat et l'enseignement supérieur de celle de l'Etat. La Polynésie française compte 252 établissements du 1er degré (écoles maternelles et primaires et enseignement spécialisé), et 62 établissements du second degré. Pour l'année scolaire 2001, l'enseignement du 1er degré comptait 46 000 élèves, celui du second degré, concernait 32 833 élèves. Pour l’inscription dans les établissements scolaires de Polynésie française Les documents demandés sont les mêmes qu’en France métropolitaine. Le calendrier scolaire n’est pas tout à fait calqué sur celui de la Métropole, du fait des spécificités climatiques notamment : les grandes vacances sont plus courtes (50 jours environ) au profit des vacances de Noël (environ 1 mois). Mais l’Etat garantit la valeur nationale des diplômes. En outre, la Polynésie française dispose d’une compétence totale en matière d’action éducatrice. Ce sont les mairies qui prennent les inscriptions, qui se font généralement vers le mois de mai. La Polynésie française offre un système éducatif varié avec des établissements dans tous les domaines. (Less)
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tahiti & ses iles (Perle du Pacifique) Présentation La Polynésie française se compose d'environ 118 îles, (More) Présentation La Polynésie française se compose d'environ 118 îles, d'origine volcanique ou corallienne, couvrant une superficie émergée de 4.200 km² dispersée sur 2 500 000 km² (équivalent à la surface de l'Europe), le territoire est composé de cinq archipels : - L'archipel de la Société, qui est composé des Iles du Vent (Tahiti, Moorea et Tetiaroa) et des Iles Sous le Vent (Raiatea, Tahaa, Huahine, Bora Bora et Maupiti) - Les Iles du Vent : Tahiti, avec son mont Orohena qui culmine à 2 241 m d'altitude, est une île "haute". Elle abrite la ville de Papeete, centre administratif et commercial de la Polynésie française. Cette île est la plus habitée du territoire et dispose d'un aéroport international. En face, Moorea, l'île soeur, n'en est séparée que par un chenal. Elle est réputée pour sa douceur de vivre et le goût succulent de ses ananas. De nombreux hôtels de grand luxe ainsi que de charmantes pensions de famille y accueillent les touristes en mal de dépaysement. Il est vrai que la beauté de ses sites, ses plages de sable blanc et ses fonds marins en font une destination privilégiée. Non loin, Tetiaroa, magnifique atoll, émerge à peine de son lagon turquoise. - Les Iles sous le Vent : Dans la mythologie polynésienne, elles sont considérées comme le pays originel où se trouvait la patrie mythique (Havai’i correspondant à Raiatea) et d’où procédaient les dieux et les traditions. Bora-Bora fait figure de centre politique et c’est à Maupiti que les vestiges du passé ont le mieux résisté aux dommages du temps et des hommes. - L'archipel des Marquises : Il est composé d’une douzaine d’îles s’étirant du nord au sud sur 350 km. Seules six sont actuellement habitées par une population beaucoup moins importante qu’autrefois. Les terres les plus proches sont les atolls de Puka Puka et Napuka, à 450 km. La vallée constitue une entité essentielle pour saisir l’originalité des Marquises. Chaque vallée possède son propre système social, au sein duquel la lignées des chefs et le collège des prêtres tiennent les rôles les plus importants. - L'archipel des Australes : Constitué de cinq îles hautes, l'archipel est situé sur le tropique du Capricorne. Le climat y est plus frais qu'à Tahiti. Réputées pour leur environnement préservé, les îles Australes sont, avant tout, terres de tradition. A commencer par celle de l'artisanat, qu'il s'agisse du tressage de pandanus, de fibres de coco ou de roseau notamment dans la confection de chapeaux. En outre, on ne peut qu'être ému par les superbes mélopées polyphoniques, les "himene tuhaa pae", interprétées avec passion par la population. Ces chants semblent répondre à ceux, mystérieux, des majestueuses baleines à bosse qui viennent, chaque année, se reproduire dans ces eaux hospitalières. - L'archipel des Tuamotu : Il présente un milieu plus ingrat que compensent les techniques de pêche et d’horticulture. Lagons, récifs et océan sont les trois territoires de pêche. - L'archipel des Gambier : L’archipel des Gambier, d’origine volcanique, possède un climat assez doux et une végétation diversifiée. L’agriculture est prospère parce que l’eau est abondante. D'origine volcanique, les îles "hautes" du territoire offrent un paysage accidenté. Les sommets culminent parfois au dessus de 2.000 mètres comme à Tahiti (les monts Orohena et Aoraï), dans les îles Australes (le mont Parahu, 1.450 mètres), dans l'île de Hiva-Hoa de l'archipel des Marquises (le pic Hanaï, 1.260 mètres). Les côtes de ces îles "hautes" sont découpées et des rades sûres abritent des ports. On rencontre également en Polynésie française un autre type d'îles, les îles "basses", comme aux Tuamotu, appelées atolls ou couronnes madréporiques, délimitant un lagon abrité et riche d'une vie biologique spécifique. haut de page Papeete est située à : 17100 km de la Métropole 8800 km du Japon 6200 km des USA 5700 km de l'Australie Climat Le climat de la Polynésie française est de type tropical, océanique, chaud et humide. La température de l'eau des lagons oscille entre 23° et 26°. Tempéré par les alizés, le climat est agréable toute l'année. Deux saisons se succèdent en Polynésie française : - la saison chaude, de décembre à février, avec des températures de 27 à 35°C. de mars à novembre : 21°/27°. - la saison des pluies se situe généralement pendant la période chaude. Aux Marquises, la température est légèrement plus élevée. haut de page Population La Polynésie française compte désormais 245 405 habitants (recensement 2002), soit un accroissement de 11,81 % en six ans. La population polynésienne, dans son ensemble, est jeune, puisque 43,1 % de la population à moins de 20 ans. La commune de Faaa est la plus importante (28 339 habitants) de l'île de Tahiti, loin devant Papeete, la capitale, et Punaauia. Répartition par archipel (recensement 1996) : Iles du Vent : 184 224 habitants Iles sous le Vent : 30 221 habitants Tuamotu/Gambier : 15 862 habitants Marquises : 8 712 habitants Australes : 6 386 habitants Composition de la population (en %) : Polynésiens : 83 % Européens : 12 % Asiatiques : 5 % Histoire Le peuplement des archipels de la Polynésie, par des populations originaire d’Asie du sud-est s’étale sur 2000 ans de part et d’autre du début de notre ère. Si les Marquises sont découvertes par les Portugais en 1595, c’est à la fin du XVIIIème siècle que les contacts avec les Européens se font de plus en plus nombreux, commerçants et missionnaires se disputant les influences. Protectorat en 1843, Tahiti devient colonie en 1880. Les îles Gambier, Tuamotu, Australes, Marquises et Sous- le-Vent furent progressivement rattachées à la République. En 1957, les Etablissements français de l’Océanie changent de nom pour celui de Polynésie Française. Territoire d’Outre-mer depuis 1946, la Polynésie Française bénéficie d’un statut d’autonomie, aménagé par la loi organique du 12 Avril 1996. - Brève histoire du peuplement de l’océanie Les données les plus récentes de l’archéologie, associée à des recherches en linguistique et en génétique, attestent que les migrations humaines de l’Asie vers l’Océanie se sont déroulées sur 50 000 ans. C’est tout d’abord, il y a 40 000 ans, l’Australie qui accueille ses premiers habitants - les Aborigènes d’aujourd’hui - alors qu’elle est encore soudée à l’actuelle Nouvelle-Guinée. Le niveau de la mer étant plus bas qu’aujourd’hui du fait de la période glaciaire, de nombreuses portions de terre alors émergées permettaient la circulation des populations humaines, ainsi d’ailleurs que des animaux et des plantes. Les ancêtres des Océaniens insulaires actuels ont, au cours des quatre derniers millénaires, fait souche sur les divers archipels du Pacifique, encore vierges de toute présence humaine. Ces migrants plus récents ont implanté leur civilisation de l’Indonésie à l’île de Pâques et jusqu’à Hawaï. Ils appartiennent à une même famille linguistique et culturelle, celle des Austronésiens, qui est aujourd’hui répartie en trois grands groupes géographiques dans le Pacifique : les Polynésiens à l’est, les Micronésiens au nord-ouest et, plus au sud, les Mélanésiens. - Aux origines de l’histoire de la Polynésie L’origine des Polynésiens a longtemps laissé libre cours à des théories contradictoires. Certains ont tenté de démontrer une origine américaine, mais l’hypothèse qui reste la plus probable aujourd’hui est celle d’une racine asiatique remontant à plus de 6 000 ans. L’origine asiatique est confirmée par des indices botaniques, zoologiques et linguistiques. En ce qui concerne les végétaux, il apparaît que les plantes vivrières (taros, nonos) cultivées par les anciens Polynésiens furent introduites par eux dans les îles du Pacifique. Elles sont originaires de l’Asie du sud-est. Des plantes, d’un intérêt autre qu’alimentaire, furent également transportées dans les îles du Pacifique. Les données linguistiques confirment aussi l’origine asiatique de ces populations. Les quelques 1 800 langues parlées en Océanie appartiennent à trois grands groupes totalement différents : ceux des langues australiennes, papoues et austronésiennes. Elles dérivent essentiellement des langues parlées par les hommes qui, venus d’Asie il y a 40 000 ans environ, commencèrent à peupler cette zone géographique. - Histoire contemporaine Les premiers visiteurs européens sont, au XVIe siècle, les Espagnols Mendana (1595), qui baptise les îles Marquises du nom de son épouse, puis Quiros (1605), qui traverse l’archipel des Tuamotu. Cependant, c’est au cours du XVIIIe siècle que se multiplient les expéditions. En effet Wallis débarque à Tahiti en 1767, suivi par Bougainville en 1768, qui lui donne le nom idyllique de « Nouvelle Cythère ». Les expéditions et les récits qui en sont faits provoquent un regain d’intérêt pour ces îles du Pacifique Sud. James Cook, le plus prestigieux des explorateurs anglais, parviendra, à son tour, à Tahiti en 1769 à bord de son navire Endeavour. Ce cartographe de renom effectuera par la suite deux autres séjours à Tahiti. L’amiral Marchand s’empare des Marquises au nom du roi de France en 1791 dans la lutte coloniale qui oppose les Français et les Anglais dans le Pacifique. La lutte d’influence de leurs missionnaires respectifs se termine à Tahiti où la dynastie locale des Pomare s’affirme en 1793, puis règne sur toutes les Iles-du-Vent dès 1797. La France s’impose à Tahiti en 1842 par l’établissement d’un protectorat qui comprend les Iles-du-Vent, les Iles-sous-le-Vent, les Tuamotu et les Australes. La reine Pomare IV meurt en 1877, et son successeur, Pomare V permet la ratification du traité d’annexion le 30 décembre 1880. Une fois la royauté tahitienne révolue, l’ensemble de ces archipels va constituer les Etablissements Français de l’Océanie. Papeete est bombardée par la marine allemande lors de la Première Guerre Mondiale, et durant la Seconde Guerre Mondiale, la Polynésie se rallie à la France Libre avec l’envoi d’un «Bataillon du Pacifique ». En 1946, la Polynésie française devient territoire d'Outre-mer et est dotée d'une Assemblée territoriale le 25 octobre 1946. Le statut actuel résulte de la loi organique n° 96-312 du 12 avril 1996 portant statut d'autonomie de la Polynésie Française et de la loi n° 96-313 du 12 avril 1996 complétant le statut d'autonomie. Economie La pêche et l'exploitation du coprah sont les deux activités traditionnelles dans les îles des archipels polynésiens disséminées sur de vastes étendues marines. Le tissu économique est complété, au delà du commerce, par le développement de l'artisanat, de l'industrie, du bâtiment et des travaux publics, et plus récemment du tourisme, de l'aquaculture et surtout de la perliculture (culture de perles noires) qui est devenue la première exportation en valeur du territoire. A partir de 1963, l'économie de la Polynésie française a également reposé largement sur les retombées économiques et financières importantes du Centre d'Expérimentation du Pacifique. La cessation d'activité du Centre d'Expérimentation du Pacifique a conduit l'Etat et le territoire a conclure le 25 Juillet 1996, la convention pour le renforcement de l'autonomie économique de la Polynésie française. Il s'agit de maintenir pendant 10 ans au bénéfice de la Polynésie française les flux financiers qui résultaient de l'activité du CEP. Tourisme Le tourisme occupe aujourd'hui une place importante dans l'économie de la Polynésie française. Sa contribution avoisinait les 20 % du PIB. En 2001, la Polynésie Française a accueilli 227 658 touristes contre 252 000 en 2000, soit une baisse de 9,7. En 2001, la capacité hôtelière classée était de 4148 chambres réparties dans 44 établissements classés. L'artisanat local doit être considéré également comme une partie intégrante du développement du tourisme. Le secteur du tourisme polynésien n'a pas été touché par les événements qui ont affecté la zone Pacifique (affrontements interethniques aux îles Salomon ; coup d'état du 19 juin 2000 dans l'archipel des îles Fidji). Malgré l'importance de la couverture médiatique de ces troubles, rien n'indique que le Pacifique Sud ait vu sa fréquentation diminuer au cours de l'année 2000, même si une réallocation des flux touristiques, essentiellement australiens et néo-zélandais, s'est réalisée des pays agités vers les autres Etats de la zone (îles Cook, Tonga, Samoa, Vanuatu et Nouvelle-Calédonie). La Polynésie n'a pour sa part pas pu profiter de ce mouvement, n'ayant pas à cette période de l'année (saison haute) des capacités d'hébergements suffisantes. Les pouvoirs publics ont continué d'investir en faveur de l'activité touristique, définie dans le cadre du programme stratégique pour le renforcement économique et financier du territoire comme "l'un des axes de développement prioritaire" pour la Polynésie française. Outre la création de nouveaux hôtels de classe internationale et la rénovation des anciennes structures, une attention particulière est portée à l'extension du secteur de la petite hôtellerie et de l'hôtellerie flottante, ainsi qu'à l'essor du tourisme vert. A l'horizon 2003, les autorités locales visent un objectif de 54 millions de FCFP de recettes touristiques et 300.000 visiteurs par an (252.000 en 2000) et prévoient pour ce faire de se doter d'une capacité d'hébergement (y compris l'hôtellerie flottante) de 5.000 chambres. Il est à noter qu'au titre du deuxième contrat de développement, 1,7 milliard de FCFP a été alloué au secteur du tourisme pour la période 2000-2003. Ces ressources ont été employées à l'aménagement de sites naturels, de sentiers de randonnée (565 millions de FCFP) ainsi que du littoral avec la réalisation d'accès publics à la mer (550 millions de FCFP). La petite hôtellerie, quant à elle, bénéficiera de 270 millions de FCFP. Délégation de la Polynésie française à Paris Maison de Tahiti et de ses îles 28, boulevard Saint-Germain 75006 Paris tél: 01. 55. 66. 42. 10 Internet. Tahiti. http://www.polynesie-paris.com haut de page Perliculture Dès les années 1970, la perliculture a connu en Polynésie un développement rapide et le produit « perle noire de Tahiti » a acquis une reconnaissance sur le marché international des produits de luxe. La filière perlicole emploie environ 7000 personnes (soit 12 à 13 % des actifs). Son chiffre d’affaires a dépassé 1,2 Mds F en 1999, dont plus d’1 Md F à l’exportation. Si la Polynésie est désormais le premier producteur mondial de perles de culture, elle doit toutefois faire face à une grave crise depuis un an se traduisant par une baisse des prix résultant principalement d’une maîtrise insuffisante de la qualité des perles introduites sur le marché. Le Gouvernement territorial tente de dissuader la mise sur le marché de perles de mauvaise qualité. haut de page Pêche Longtemps resté au stade artisanal, le secteur de la pêche en Polynésie Française a connu une profonde mutation au début des années 1990 avec l’essor d’une filière hauturière. La pêche polynésienne s’organise désormais autour de 2 pôles complémentaires : - une pêche traditionnelle, orientée vers les marchés locaux ; - une pêche de type semi-industriel, essentiellement tournée vers les marchés extérieurs. Les exportations, principalement orientées vers les Etats-Unis et le Japon ont été multipliées par 10 en volume depuis 1996 (1 500 tonnes en 2000 – pour 400 MF CFP). La pêche hauturière figure parmi les priorités du contrat de développement avec l’inscription de 375 MF CFP pour la période 2000-2003. Le gouvernement polynésien soutient un ambitieux programme de développement de la pêche hauturière, visant à doubler la capacité de la flotte à l’horizon 2006 (soit la construction de 56 navires thoniers). La richesse de la zone d'exclusivité économique (5 200 000 km2), la qualité des produits internationalement reconnue et la forte demande des marchés mondiaux font de l’essor de la filière pêche un atout majeur pour le développement de la Polynésie. Agriculture La surface agricole utilisée était en 1995 de 18 500 ha (sur une superficie totale de 420 000 ha) ; un quart seulement est réellement cultivé, les trois autres quarts restant des pâturages naturels. L'agriculture polynésienne participe au maintien de la population dans les archipels, le dernier recensement fait état de 6 200 exploitations et 12 000 actifs permanents (plus 600 saisonniers) sur une SAU de 18 500 ha. Le coprah assure un moyen de subsistance à plus de 10 000 personnes et couvre près des trois quarts de la surface agricole utilisée. La production est de l’ordre de 10 000 T. L'huilerie de Tahiti transforme ce dernier en huile brute pour l'exportation ou en huile raffinée pour la fabrication du monoï. Les actions de promotion menées par le groupement interprofessionnel du Monoi de Tahiti et la création d'une appellation d'origine "Monoi de Tahiti", se sont traduites par une hausse des exportations (222 tonnes en 2001 contre 175 tonnes en 2000). Les cultures fruitières (ananas et pamplemousses principalement, légumes) (9 000 T) couvrent à peu près les besoins locaux selon le CIRAD et le SDR (service de développement rural). Les circuits de vente informels écoulent une part importante de la production, comme pour les cultures vivrières et maraîchères. L'élevage porcin et la production d’œufs sont les deux premières filières animales, la seconde est une des rares filières couvrant les besoins du marché localL’élevage bovin est fortement concurrencé par les importations de métropole et de Nouvelle-Zélande. Industrie Le développement industriel en Polynésie française se heurte à de handicaps structurels qui résultent d’un marché intérieur étroit de 220 000 consommateurs, de l’éloignement géographique par rapport aux principaux partenaires économiques, de l’absence de ressources primaires et du coût de la main d’œuvre. Pour remédier à ces difficultés, les pouvoirs publics ont mis en place différentes mesures d’incitation fiscale et accordent des aides financées par le Contrat de développement. Il faut noter qu’à compter du 1er janvier 2001, la part territoriale de la patente a été supprimée, mais compensée par une augmentation du taux de l’impôt sur les transactions et par la refonte de la contribution exceptionnelle concernant les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions de F CFP. Selon le Répertoire territorial des entreprises de l’Institut de la statistique de la Polynésie française, le tissu industriel polynésien est composé de 2 651 entreprises en 2001 (contre 2466 en 1999), réparti en 1 428 entreprises manufacturières, 965 entreprises agro-alimentaire et 258 entreprises auxiliaires du bâtiment. La branche agro-alimentaire, qui rassemble plus du tiers des entreprises et des effectifs du secteur, est caractérisée par la prédominance de PMI côtoyant un nombre limité de grandes entreprises. La boulangerie, la pâtisserie, la charcuterie, les laiteries, les conserveries et la production des boissons constituent les industries les plus développées de la branche. Représentant le dixième des entreprises et moins du quart des effectifs, les auxiliaires du bâtiment regroupent principalement le travail des métaux, la fabrication de charpentes et la menuiserie. Les « autres industries manufacturières », qui rassemblent plus de la moitié des entreprises industrielles, se composent pour l’essentiel de petites unités artisanales, spécialisées notamment dans la confection, la fabrication de meubles et de bijoux. L’effectif moyen des entreprises du secteur manufacturier s’établit à deux ou trois employés. Au cours des cinq dernières années, l’orientation favorable de la conjoncture et le développement des aides en faveur des PME ont favorisé la création d’entreprises industrielles, dont le nombre est passé de 1904 en 1995 à 2651 en 2001. Le développement de la filière de transformation du nono en jus et en purée s’est poursuivi en 2001. Au cours de l’exercice 2001, les exportations de jus de nono ont fortement progressé s’établissant à 676 tonnes pour un montant de 341 millions de F CFP contre 95 tonnes en 1999 pour un montant de 72,1 millions de F. Dans les autres branches industrielles, les résultats ont également été positifs. Tirant parti du dynamisme de l’activité du secteur du bâtiment et des travaux publics, le volume d’affaires des industries auxiliaires du bâtiment est demeuré soutenu. Les mesures d’incitation fiscale prises par le Territoire en faveur de la construction de logements intermédiaires mais également la construction du centre universitaire, du lycée hôtelier ou encore de l’hôpital devraient stimuler l’activité de cette branche au cours des prochaines années. Le bilan de l’exercice apparaît également satisfaisant pour la branche cosmétique. Les efforts entrepris ces dernières années par les professionnels du secteur pour assurer la promotion du monoï sur les marchés européens et nord-américains, notamment sur le segment des produits de soins corporels, se sont traduits par une progression des exportations de produits dérivés du monoï. Après l’exportation de six bateaux de pêche vers la Nouvelle-Calédonie, pour un montant total de 780 millions de F CFP en 1999, l’activité des chantiers navals est demeurée soutenue en 2000 et en 2001, ce qui confirme le dynamisme des chantiers navals polynésiens. Artisanat L’artisanat participe à la satisfaction de la demande intérieure de biens et de services, complétant ainsi l’offre du secteur industriel, et à la valorisation des ressources locales. A ce titre, il apporte une réponse aux préoccupations actuelles en matière d’emploi, d’exclusion sociale et contribue au maintien des populations dans les archipels. Selon la chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), le nombre d’entreprises artisanales (employant moins de 5 personnes) a augmenté et s’élève à 6769 en 2001 contre 6497 au 31 décembre 2000 et contre 6270 en 1999. Au cours des cinq dernières années, l’orientation favorable de la conjoncture économique et les mesures d’assistance mises en place par le Territoire en faveur des petites structures ont été à l’origine d’une augmentation du nombre d’entreprises artisanales, qui est passé de 4301en 1995 à 6769 en 2001. En 2001, le tissu artisanal polynésien est toujours caractérisé par la prédominance des entreprises du bâtiment (29,7% des entreprises artisanales). Second secteur artisanal, les métiers de l’hygiène et divers ont regroupé 29,1 % au total des structures artisanales tandis que les activités liées au travail des métaux, à la mécanique et à l’électricité ont représenté 13,8 % du total. La ventilation par archipel met en évidence une forte concentration des entreprises artisanales dans les Iles du Vent (5402 unités, soit 80 % du total), qui demeure le principal pole économique de la Polynésie française. Ces données ne donnent, toutefois, qu’une image partielle du monde artisanal polynésien. Nombre d’acteurs, notamment dans l’artisanat d’art traditionnel, sont dépourvus de patentes et restent dans le secteur informel, exerçant leur activité au sein d’associations. On observe ces dernières années, une augmentation de leur nombre et, à l’inverse, une diminution de la population d’artisans. Cette évolution traduit la volonté des artisans de se réunir en associations organisées autour de la cellule familiale. Pour assurer le développement de l’artisanat, les pouvoirs publics ont mis en place des mesures d’accompagnement et de renforcement des structures d’appui aux artisans, destinées notamment à encourager la création d’entreprises. Parallèlement, des structures d’accueil ont été mises à la disposition des artisans qui débutent leur activité. S’agissant des mesures fiscales, il convient de noter la suppression de la part territoriale de la patente à compter du 1er janvier 2001, qui a été compensée par une augmentation du taux de l’impôt sur les transactions et par la refonte de la contribution exceptionnelle concernant les entreprises qui réalisent un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions de F CFP. L’amélioration de la formation des artisans apparaît comme l’un des volets essentiels de la politique de développement de la filière. Une convention de formation professionnelle d’artisans qualifiés en arts traditionnels a été signée en 2000. Parallèlement, le Service de l’artisanat traditionnel offre un appui en matière de gestion (administrative et financière), d’initiation aux techniques de vente et aux langues étrangères. Par ailleurs, il apporte un soutien logistique et technique aux entreprises désireuses de participer à des manifestations artisanales sur le territoire et à l'étranger. Secteur tertiaire - Les activités portuaires Le port autonome de Papeete (P.A.P.), établissement public à caractère industriel et commercial, a pour mission d'assurer le fonctionnement du port et de ses infrastructures. Le PAP est par ailleurs habilité à entreprendre toute activité industrielle, commerciale ou de service concernant la vie économique du port, en particulier la réalisation, l'aménagement et la gestion d'équipements, d'installations, de bâtiments de stockage ou de zones industrielles. Le trafic portuaire de la Polynésie française, apprécié par les entrées de navires dans le port de Papeete, a diminué de 16,4 % en 2000. Cette évolution est essentiellement la conséquence de la diminution du nombre de rotations inter-insulaires entre Tahiti et Moorea, qui sont passées de 5.004 en 1999 à 3.746 en 2000 (recul de 51.,2 % par rapport à 1997). En revanche, le trafic charters et la plaisance inter-insulaire ont fortement augmenté, passant respectivement de 67 et 60 entrées à 118 et 206 entre 1999 et 2000. Le nombre de passagers transportés a atteint 1,48 million de voyageurs, en hausse de 4,9 % par rapport à 1999. Par ailleurs, 20 paquebots internationaux de croisière ont fait escale à Tahiti en 2000 (25 en 1999), tandis que 283 cargos internationaux ont transité à Papeete (279 en 1999). - Les activités aéroportuaires En 2000, l'augmentation du trafic aérien international avec la Polynésie française s'est confirmée, le nombre de vols internationaux à l'aéroport de Tahiti Faa' a atteignant 3.497, soit + 12,8 % sur un an. Le nombre de passagers a suivi une évolution similaire, 732.011 personnes ayant été transportées au cours de l'année 2000, soit 17,1 % de plus qu'en 1999. Cette progression s'explique par l'augmentation de la fréquentation des vols non réguliers (+ 267,1 % pour 103.029 passagers transportés), qui trouve son origine dans l'exploitation en année pleine de deux paquebots Renaissance dont les clients sont acheminés à Tahiti par charters. Sur la même période, 628.982 passagers ont été transportés sur les vols réguliers, contre 597.295 l'année précédente (+ 5,3 %). Dans ce contexte, le coefficient moyen de remplissage s'est amélioré de 2,7 points à 75,1 % contre 72,4 % un an plus tôt. La croissance de la fréquentation touristique au cours de l'année écoulée a eu un impact positif sur l'activité du transport aérien inter-insulaire. En l'an 2000, 848.202 personnes ont été transportées sur le réseau domestique contre 764.114 en 1999 (soit + 11 %) pour un coefficient de remplissage de 67,4 % en hausse de 3,5 points. Distribution La restructuration du secteur, initiée au milieu des années 1980, a suscité de nombreux changements dans les formes et les méthodes de distribution, l’essor des grandes surfaces sur le territoire ayant constitué l’un des événements marquants de la dernière décennie. En 1996, s’y est ajouté un mouvement de concentration dans la grande distribution à dominante alimentaire, qui a conduit à la prédominance d’un seul distributeur. Dans la continuité de l’année 1999, le développement du tissu commercial polynésien s’est poursuivi en 2000, avec l’extension des surfaces de vente de deux distributeurs et l’ouverture de nouvelles structures commerciales, la première spécialisée dans l’équipement de la personne (Master Price) et la seconde dans le prêt-à-porter (Tati). Pour faire face à ces évolutions, les commerces de centre-ville tentent de se moderniser avec l’appui des pouvoirs publics et de la Chambre de commerce, de l’industrie, des services et des métiers (C.C.I.S.M.). Ainsi, depuis deux ans, des projets d’aménagement du centre-ville ont été réalisés avec notamment l’implantation de rues piétonnes. Les commerçants s’efforcent de multiplier les animations commerciales et d’améliorer la présentation de leurs vitrines afin de mieux capter la clientèle. En vue de tirer parti de l’augmentation de la fréquentation touristique, liée au développement de la flotte de navires de croisière, certains commerces ont étendu leurs horaires d’ouverture au samedi et au dimanche. Par ailleurs, pour stimuler les achats des touristes, les procédures de détaxation ont été simplifiées de manière à faciliter la récupération de la T.V.A. Société Enseignement En application de l'article 6 de la loi d'autonomie n° 96-312 du 12 avril 1996, l'enseignement primaire et secondaire relève de la compétence du territoire, les classes post-baccalauréat et l'enseignement supérieur de celle de l'Etat. La Polynésie française compte 252 établissements du 1er degré (écoles maternelles et primaires et enseignement spécialisé), et 62 établissements du second degré. Pour l'année scolaire 2001, l'enseignement du 1er degré comptait 46 000 élèves, celui du second degré, concernait 32 833 élèves. Pour l’inscription dans les établissements scolaires de Polynésie française Les documents demandés sont les mêmes qu’en France métropolitaine. Le calendrier scolaire n’est pas tout à fait calqué sur celui de la Métropole, du fait des spécificités climatiques notamment : les grandes vacances sont plus courtes (50 jours environ) au profit des vacances de Noël (environ 1 mois). Mais l’Etat garantit la valeur nationale des diplômes. En outre, la Polynésie française dispose d’une compétence totale en matière d’action éducatrice. Ce sont les mairies qui prennent les inscriptions, qui se font généralement vers le mois de mai. La Polynésie française offre un système éducatif varié avec des établissements dans tous les domaines. (Less)
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